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Le cancer du poumon

 

A lire et méditer !! Le cancer du poumon.

 

Le cancer du poumon est la premiére cause de mortalité par cancer. On estime qu’il y a 30 000 nouveaux cas par an en France. Il est au premier rang des cancers chez l’homme et au troisième rang chez la femme (elle fume de plus en plus jeune). L’usage quotidien du tabac est la cause de ce fléau et il apparaît le plus souvent entre 45 ans et 70 ans.

 

De nombreuses campagnes d’informations et de plans cancers ont été mis en place et se sont succédé en collaboration avec les patients et le corps médical. Ainsi des propositions ont beaucoup apporté au débat et fait évoluer le rapport de la médecine à l’information sur la maladie.

 

Prévenir et réduire les facteurs de risque :

 

Le mieux est de ne pas commencer à fumer ou d’arrêter de fumer rapidement. Sur le lieu de travail, les personnes exposées aux substances cancérigénes doivent respecter les consignes pour se protéger. Les personnes qui manipulent des produits, identifiés comme facteurs de risque doivent se conformer aux mesures de précautions spécifiques à chaque produit et leur tenue de travail doit impérativement rester sur le lieu de travail. La médecine du travail de leur entreprise les surveille par un examen clinique et des bilans sanguins périodiques ; des examens radiologiques peuvent être demandés en fonction du type d’exposition. L’exposition à des substances dangereuses dans le travail, peut permettre à l’employé d’être considéré comme ayant un travail pénible et de pouvoir bénéficier d’une préretraite.

 

Une bonne hygiène de vie peut retarder l’apparition des cancers. La consommation habituelle de certaines denrées telles que les charcuteries, les viandes rouges, les graisses, les sucreries peuvent y contribuer car ces aliments contiennent des molécules pouvant favoriser le cancer. Il est aussi bon de réduire sa consommation d’alcool et surtout d’exercer une activité physique.

 

Dépistage :

 

Plus le diagnostic est précoce, meilleur est le pronostic de guérison avec des traitements moins lourds. Il faut consulter réguliérement votre médecin traitant pour effectuer un bilan de santé. Une toux inhabituelle, un souffle court ou une douleur thoracique doit vous inciter à consulter sans tarder votre médecin traitant surtout si vous êtes fumeur ou si vous êtes un ancien fumeur.

 

  • Le tabac est une des causes principales du cancer du poumon... Alors, parlons-en !
  • Le tabac est un produit psychoactif élaboré à partir de feuilles séchées de plantes de tabac originaires d’Amérique centrale.
  • Après récolte, les feuilles de tabac sont séchées sous air chaud. Il faut 20 kilos de bois pour faire sécher 1 kilo de tabac. Il s’en suit une déforestation importante.
    Les Etats-Unis, l’Inde, le Brésil mais surtout la Chine sont les principaux producteurs.
  • Les feuilles de tabac seront trempées dans « un jus » composé de différents produits tels que l’ammoniac, arômes et autres « douceurs » comme des anti-dépresseurs !!!!!
  • La combustion du tabac donne une fumée composée de 4 000 produits.
    Un des plus connu est la fameuse nicotine qui arrive en 7 secondes dans le sang et qui entraîne la dépendance. Les irritants, tel que l’ammoniac qui augmente la pénétration de la nicotine, donnent emphysème et bronchites.
    Les goudrons sont à l’origine des cancers dont celui du sein, de la vessie, des intestins.
    Le monoxyde de carbone se fixe sur les globules rouges et bouche les artères entranant donc infarctus et artérite.
    Les anti dépresseurs (cette pratique est totalement illégale) renforcent la dépendance et rendent l’arrêt très difficile.
    La nicotine rend dépendant mais n’apporte aucune maladie. C’est le seul produit « propre » dans la composition de la fumée du tabac.
  • La dépendance peut s’installer en six mois, surtout chez les jeunes. La nicotine se rend dans la « zone de récompense » du cerveau car des récepteurs au produit dont on est sensible se créent. Le consommateur a envie de fumer car ses récepteurs à la nicotine sont vides : il faut les remplir. Ces récepteurs se ferment à l’arrêt de la cigarette mais ne disparaissent pas ; il ne faut jamais reprendre une cigarette car les récepteurs s’ouvrent à nouveau et réclament leur dose de nicotine. Les zones de la mémoire et des émotions, dans le cerveau, sont reliées à la fameuse zone de la « récompense ». Tout ceci ne facilite pas l’arrêt.

 

Les bonnes raisons d’arrêter de fumer sont nombreuses :

 

  • La perte du goût, de l’odorat, la mauvaise haleine, les dents jaunes, le teint gris, le coût de plus en plus élevé, la perte du souffle et plus grave, le risque élevé de maladies cardio-vasculaires et de cancers.
  • Si vous êtes décidés à diminuer ou à arrêter de fumer, un tabacologue peut vous aider ; il mesurera le taux de monoxyde de carbone contenu dans vos poumons et saura la quantité de patchs à vous prescrire. Les patchs n’empêchent pas de fumer, il n’y a aucun danger mais ils permettent de diminuer le nombre de cigarettes surtout si l’on fume plus d’un paquet par jour et que l’on n’est pas prêt à arrêter totalement.
  • Les patchs sont des traitements de substitution nicotinique qui permettent de diminuer la sensation de manque. Il en existe de différents dosages et de différentes durées. Les gommes à mâcher, les comprimés à sucer, les inhaleurs sont aussi d’une aide efficace. Certains médicaments sous surveillance médicale et bien employés, sont aussi très efficaces.
  • Les thérapies comportementales et cognitives permettent un travail psychologique afin de modifier son comportement vis-à-vis du tabac.
  • L’hypnose, l’acupunture peuvent être, pour certains, une aide précieuse.

 

Pour terminer voulez vous connaître votre degré de dépendance ?

 

Voici un petit test :

 

EVALUTATION DE LA DEPENDANCE PHYSIQUE
A LA NECOTINE

Test de Fagerstrom
Quand fumez-vous votre première cigarette après le réveil ?
* dans les 5 premières minutes : 3
* entre 6 et 3 minutes : 2
* entre 31 et 60 minutes : 1
* aprés 60 minutes : 0

Avez-vous du mal à ne pas fumer lorsque c’est interdit ?
* Oui : 1
* Non : 0

Combien de cigarettes fumez-vous par jour ?
* 10 au moins : 0
* 11 à 20 : 1
* 21 à 30 : 2
* 31 ou plus : 3

Fumez-vous de façon plus rapprochée dans les premiéres heures après le réveil, que pendant le reste de la journée ?
* Oui : 1
* Non : 0

Fumez-vous aussi quand vous êtes malade et alité la majeure partie de la journée ?
* Oui : 1
* Non : 0

EVALUATION :

* 0 à 2 :
Dépendance très faible
* 3 à 4 :
Dépendance faible
* 5 :
Dépendance moyenne
* 6 à 7 :
Dépendance forte
* 8 à 9 :
Dépendance très forte.
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La rédaction de cet article fait suite à une rencontre avec un médecin hospitalier addictologue s’occupant du sevrage tabagique. Par son intervention, ce médecin nous a montré le danger de cette addiction.

Bernard RENAUD

 

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Le cancer de la vessie

 

Les facteurs de risque à l'origine du cancer de la vessie


Les cancers de la vessie sont souvent dus à un tabagisme important. Il existe également un sur-risque associé à l'exposition à certains composés chimiques utilisés dans l'industrie.


Le tabac


Au total, un à deux tiers des cancers de la vessie seraient liés au tabac. Il est en effet bien établi que les fumeurs ont un risque de développer un cancer de la vessie qui est deux à quatre fois plus important que les non-fumeurs. Il apparaît en outre que plus le tabagisme est important et/ou ancien, et plus le risque tumoral est accru.


Le risque professionnel


Certains produits utilisés en milieu professionnel augmentent également le risque de cancer de la vessie. C'est notamment le cas des amines aromatiques, des substances reconnues comme cancérigènes, employées dans l'industrie du goudron, des pneumatiques, du textile, produits contenant des hydrocarbures aromatiques polycycliques, manipulation ou exposition à des huiles usagées. Des mesures de prévention ont été mises en place dans ces entreprises afin de diminuer le risque de cancer lié à ces activités professionnelles.


Les facteurs infectieux


Il est démontré que les infections urinaires chroniques et/ou récidivantes augmentent le risque de cancer de la vessie, notamment chez les femmes. Dans certains pays, essentiellement africains, l'infection par un parasite (schistosome) a aussi été identifiée comme facteur de risque de développement de tumeurs de la vessie. Dans la majorité des cas, ces infections augmentent le risque de tumeurs non urothéliales.


D'autres facteurs à l'étude


D'autres paramètres pourraient aussi augmenter le risque de cancer de la vessie : certains médicaments (comme le cyclophosphamide), l'hérédité, le café... Des études scientifiques visant à explorer ces différentes pistes sont en cours.

 

Les symptômes du cancer de la vessie

 

La présence de sang dans les urines est le principal symptôme des cancers de la vessie.

 

Le principal symptôme lié au cancer de la vessie est l'hématurie, c'est-à-dire la présence de sang dans les urines. On la retrouve chez 90 % des patients environ.

 

Le saignement apparaît souvent à la fin de la miction. Les urines peuvent être légèrement rosées, rouge foncé ou bordeaux, selon l'intensité du saignement. Il n'y a pas de lien entre l'importance du saignement et la sévérité du cancer.

 

Les hématuries sont parfois trop faibles pour être repérées à l'œil nu (hématurie microscopique). Elles peuvent aussi être intercalées avec des urines d'aspect normal ou s'interrompre pendant quelques temps. Il est donc recommandé de consulter systématiquement un médecin dès la première hématurie. Cette démarche permet de mener les examens nécessaires pour poser le diagnostic de cancer de la vessie ou, au contraire, pour s'orienter vers d'autres maladies responsables d'hématurie (calculs rénaux, infections chroniques, cancer du rein...).

 

Dans un cas sur cinq environ, les saignements sont associés à des symptômes locaux : le sujet se plaint de mictions plus fréquentes qu'à l'habitude, il parle de brûlures ou de douleurs lors de la miction... Lorsque ces manifestations persistent, il est préférable de consulter.

 

Source : fondation de l'ARC

 

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La dégénérescence maculaire

 

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

 

C’est la première cause de malvoyance après 50 ans ; on évalue à 1,5 million de personnes touchées dans cette tranche d’âge et plus de 2 millions de personnes de plus de 65 ans en France.
Cette tendance augmentera avec l’allongement de la durée de vie.
La DMLA est une maladie dégénérative rétinienne chronique, évolutive. Elle atteint d’une façon sélective la macula en provoquant une dégénérescence des cellules visuelles rétiniennes.
La macula transmet 90 % de l’information visuelle traitée par le cerveau d’où son importance.

 

Il existe 3 formes de DMLA.

 

  • Une forme précoce, 40 % de cas caractérisés par la présence de dépôts translucides appelés «drusen».
  • Une forme atrophique, 40 % des cas, suite à l’évolution des drusens qui amincissent la macula. Son évolution est lente
  • Une forme exsudative, 20 % des cas ; son évolution peut être très rapide, faisant perdre la vision centrale et due à un développement de néo-vaisseaux choroïdiens sous la macula.

 

Personnes à risques : hormis l’âge,  il existe certains facteurs de risques bien connus : les facteurs héréditaires et le tabagisme important multiplient le risque qui persiste malgré l’arrêt du tabac, l’obésité, les antécédents de la chirurgie de la cataracte, le diabète, les taux importants de cholestérol et de triglycérides Les femmes seraient plus touchées que les hommes.

 

Les signaux d’alerte sont la baisse progressive de l’acuité visuelle de loin et de près, la baisse brutale de l’acuité visuelle, percevoir des déformations des lignes droites, qui apparaissent comme ondulées. Une tache noire ou grise peut apparaître devant l’œil, aussi bien en vision de près qu’en vision de loin.
Tous ces signes doivent vous amener à consulter très rapidement un ophtalmologiste. Certains services d’urgences d’hôpitaux ont un service OPHT qui fonctionne 24h sur 24h pour traiter ce type d’urgence. Des examens complémentaires seront pratiqués tels que l’examen du fond d’œil, l’angiographie du fond d’œil, la tomographie à cohérence optique afin de rechercher un décollement de rétine ou un œdème maculaire. Ces examens permettront de poser un diagnostic et d’ajuster un traitement en fonction de la forme de DMLA que vous développez. A ce jour, il existe des traitements qui donnent de très bon résultat.

 

Pour prévenir cette pathologie, même en l’absence de signes, pensez après 50 ans, à consulter un ophtalmologiste pour vérifier votre acuité visuelle et l’état de votre macula.

 

N.B. : pensez que le délai des rendez-vous chez les OPHT est long et que la plupart est en secteur 2.
Certains hôpitaux ont cette consultation et eux sont en secteur 1 ainsi que certains dispensaires de ville.

Bernard RENAUD

 

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